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Inde ancienne
Sur l'Indus et le Gange sont nées l'une des premières civilisations urbaines, les hymnes sacrés des Védas, deux religions nouvelles, le bouddhisme et le jaïnisme, et l'empire d'Ashoka, qui passa de la conquête à la prédication de la non-violence. Sous les Gupta, les savants indiens mirent au point les chiffres décimaux qui, avec le zéro, servent aujourd'hui au monde entier.
Les cités de l'Indus
THÈME UN
Harappa et Mohenjo-daro, dans l'actuel Pakistan, étaient bâties en damier, avec des maisons de briques cuites, des puits, des salles d'eau et des égouts couverts, un assainissement meilleur que celui de bien des villes quatre mille ans plus tard. Leurs marchands commerçaient avec la Mésopotamie et marquaient les marchandises de petits sceaux de pierre. L'écriture de ces sceaux n'a jamais été déchiffrée. Après 1900 av. J.-C. environ, les villes déclinèrent, sans doute parce que les fleuves changèrent de cours et que la mousson faiblit.
Les Védas et de nouvelles croyances
THÈME DEUX
À partir de 1500 environ av. J.-C., des locuteurs de langues indo-aryennes composèrent les Védas, hymnes en sanskrit transmis de mémoire pendant des siècles avant d'être écrits. La société se divisa en quatre varnas, avec les prêtres, les brahmanes, au sommet. Au Ve siècle av. J.-C., deux maîtres rejetèrent l'autorité des rites védiques : Siddhartha Gautama, le Bouddha, et Mahavira, le grand maître des jaïns.
L'empire d'Ashoka
THÈME TROIS
Vers 322 av. J.-C., Chandragupta Maurya fonda un empire qui couvrit bientôt presque tout le sous-continent. Son petit-fils Ashoka conquit le Kalinga, sur la côte orientale, vers 261 av. J.-C., et le massacre l'ébranla au point qu'il embrassa le bouddhisme et un gouvernement fondé sur le dharma, la droiture et la tolérance. Il fit graver ses édits sur des rochers et des colonnes dans tout l'empire. Le chapiteau aux lions de l'une d'elles est aujourd'hui l'emblème national de l'Inde.
L'âge classique des Gupta
THÈME QUATRE
À partir de 320 environ apr. J.-C., les rois Gupta gouvernèrent l'Inde du Nord depuis la vallée du Gange. On retient de leur époque la poésie sanskrite de Kalidasa, les peintures des grottes d'Ajanta et l'astronome Aryabhata, qui décrivit en 499 la rotation de la Terre et calcula avec des nombres à valeur de position. Les invasions des Huns venus d'Asie centrale affaiblirent l'empire, qui se morcela au VIe siècle.
Périodes
La civilisation de l'Indus
V. 3300 – 1300 AV. J.-C.
Des villages agricoles deviennent les villes planifiées de la phase harappéenne mûre (v. 2600 – 1900 av. J.-C.), qui déclinent ensuite en petits établissements ruraux.
L'époque védique et les royaumes du Gange
V. 1500 – 322 AV. J.-C.
Les Védas sont composés, les villes réapparaissent dans la plaine du Gange et le royaume du Magadha s'impose à ses rivaux. Le Bouddha et Mahavira enseignent.
Les empires, des Maurya aux Gupta
V. 322 AV. J.-C. – 550 APR. J.-C.
L'empire maurya, une période de royaumes régionaux comme les Kouchans au nord et les Satavahana dans le Deccan, puis l'empire Gupta.
Dates clés
- v. 2600 av. J.-C.Harappa et Mohenjo-daro deviennent de grandes villes planifiées.
- v. 1500 av. J.-C.Les plus anciens hymnes du Rigveda sont composés.
- v. 322 av. J.-C.Chandragupta Maurya fonde l'empire maurya.
- v. 261 av. J.-C.Ashoka conquiert le Kalinga et se tourne vers le bouddhisme.
- v. 320 apr. J.-C.Chandragupta Ier fonde l'empire Gupta.
- 499 apr. J.-C.Aryabhata achève son traité d'astronomie et de mathématiques.
Questions fréquentes
L'écriture de l'Indus a-t-elle été déchiffrée ?
Non. On connaît plus de quatre mille courtes inscriptions, surtout sur des sceaux et longues de quelques signes. Faute de texte bilingue et d'inscriptions plus longues, aucune des nombreuses lectures proposées n'a été acceptée, et même la langue notée par cette écriture reste inconnue.
Le zéro vient-il de l'Inde ?
Le système décimal de position avec un signe pour le zéro, oui. Aryabhata utilisait la valeur de position en 499 apr. J.-C., et en 628 Brahmagupta donna des règles de calcul avec le zéro. Les savants arabes reprirent ce système et l'Europe l'apprit d'eux, d'où le nom de chiffres « arabes ».