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Sekhemib
Sekhemib-Perenmaât succéda à Péribsen vers 2650 av. J.-C. selon la chronologie d'E. Hornung (2006), qui ne précise pas la fin de son règne. On ne le connaît que par des sceaux et des vases de pierre de son époque, et les listes royales plus tardives ne le nomment pas. Il fut le premier pharaon à compléter son nom d'Horus par une épithète, et ses sceaux à l'entrée de la tombe de Péribsen suggèrent qu'il inhuma son prédécesseur, à moins que les deux noms n'appartiennent à un seul homme.
- Règne
- À partir de v. 2650 av. J.-C. (E. Hornung, 2006), durée inconnue
- Dynastie
- IIe
- Prédécesseur
- Péribsen (probablement)
- Successeur
- Incertain : Sened dans la chronologie suivie sur ce site, ou Khâsekhemoui
- Noms royaux
- Nom d'Horus Sekhemib, « puissant de cœur », complété en Sekhemib-Perenmaât par une épithète qui renvoie à Maât. Nom nebty Sekhemib-Perenmaât
- Manéthon
- Non identifié
- Sépulture
- Inconnue
- Sources principales
- Empreintes de sceaux d'Abydos et d'Éléphantine, vases inscrits en albâtre et en brèche provenant des galeries sous la pyramide à degrés de Djéser
Un nom avec épithète
THÈME UN
Son nom d'Horus, Sekhemib, signifie à peu près « puissant de cœur » ou « à la volonté forte ». Sekhemib fut le premier pharaon à ajouter une épithète au nom inscrit dans le serekh : Perenmaât, un mot formé sur Maât, la déesse et le principe de la vérité, de la justice et de l'ordre du monde. Il employait en même temps le nom court et le nom complété. Wolfgang Helck et Herman te Velde pensent que le nom complété apparut quand l'Égypte était divisée et visait à souligner la paix et l'ordre.
Connu seulement par son époque
THÈME DEUX
Aucun document plus tardif ne mentionne Sekhemib. Son nom est connu par des empreintes de sceaux en argile trouvées à l'entrée de la tombe de Péribsen à Abydos et à Éléphantine, et par des inscriptions sur des vases en albâtre et en brèche. Beaucoup de ces vases ont été trouvés dans les galeries souterraines sous la pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah, où l'on avait rangé des vases de pharaons plus anciens, sans doute pour les conserver. Leurs inscriptions parlent du « tribut des nomades du désert ».
Successeur ou même homme ?
THÈME TROIS
Walter Bryan Emery, Kathryn Bard et, avant eux, Flinders Petrie ont proposé que Sekhemib et Péribsen fussent un seul et même pharaon ayant porté deux noms différents. Hermann Schlögl, Wolfgang Helck, Peter Kaplony et Jochem Kahl ne sont pas d'accord. Les sceaux de Sekhemib n'ont été trouvés qu'à l'entrée de la tombe de Péribsen, et aucune inscription ne nomme les deux ensemble. De même, les sceaux d'Hétepsekhemoui à la tombe de Qaa montrent seulement que le nouveau pharaon inhuma son prédécesseur. Toby Wilkinson et Helck notent que les deux noms partagent des syllabes semblables et que leurs inscriptions sur vases ont un style proche, si bien que les deux souverains étaient peut-être étroitement apparentés.
Souverain de Haute-Égypte
THÈME QUATRE
Les découvertes ne montrent Sekhemib qu'en Haute-Égypte, entre Ombos et Éléphantine, tout comme Péribsen. Si le pays fut divisé après Nineter, il régna sur la moitié sud, tandis que des pharaons connus par les listes plus tardives, comme Sened, ont pu régner au nord. Helck a identifié Sekhemib à l'Ouadjnès des listes ramessides, et Dietrich Wildung à Ouneg, un souverain connu par des inscriptions de vases, mais aucune de ces identifications n'est généralement admise.
Fonctionnaires et continuité
THÈME CINQ
Des sceaux nomment plusieurs de ses fonctionnaires, dont Nebhotep, Inykhnoum et Maapermin. Inykhnoum a peut-être continué à servir sous Djéser et Sanakht, à la IIIe dynastie. Les tombes de fonctionnaires de l'époque comprise entre Nineter et Khâsekhemoui, comme celles de Rouaben et de Néfer-Setekh, ne montrent aucun signe de guerre civile ni d'effondrement économique. Quelle que fût la situation politique, l'administration continua de fonctionner.
Où fut-il enterré ?
THÈME SIX
La tombe de Sekhemib n'a pas été identifiée. S'il était la même personne que Péribsen, il repose dans la tombe P d'Abydos. Sinon, sa tombe pourrait se trouver à Saqqarah, où furent trouvés les vases à son nom. Elle a pu aussi être pillée si complètement dans l'Antiquité qu'on ne peut plus la reconnaître.
Bilan
THÈME SEPT
Sekhemib illustre bien tout ce qui reste incertain sur la IIe dynastie. Pharaon au nom bien attesté, aux fonctionnaires connus et porteur d'une épithète qui parle de Maât, il manque pourtant dans toutes les listes royales plus tardives, et même son identité reste ouverte. Le nom qu'il choisit traduit le même souci que le « les deux puissances sont en paix » d'Hétepsekhemoui : l'ordre et la réconciliation en un temps troublé.
Dates clés
- v. 2650 av. J.-C.Sekhemib devient pharaon, selon E. Hornung (2006).
- Début de son règneDes sceaux à son nom sont laissés à l'entrée de la tombe P de Péribsen à Abydos.
- IIIe dynastieDes vases à son nom sont rangés dans les galeries de la pyramide à degrés de Djéser.